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Quelles sont les 4 principales îles du Japon ?

©Jan Christopher Becke
Île Tokashiki, Okinawa, Japon

Contrastées, mais unies par une même culture, les îles du Japon dessinent un archipel aux mille visages. Quatre d’entre elles se démarquent par leur taille, leur population et leur importance historique. De la sauvage Hokkaido aux vastes plaines d’Honshu, du charme discret de Shikoku aux terres volcaniques de Kyushu, chacune raconte une facette de l’histoire et de la géographie nippones. Voici un guide détaillé pour découvrir ces îles et planifier votre voyage au Japon.

Hokkaido

Deuxième plus grande île du Japon, Hokkaido est la plus septentrionale de l’archipel. Coincée entre la mer d’Okhotsk au nord et la mer du Japon au sud, Hokkaido n’est pas une île coupée du monde pour autant. Grâce au tunnel sous-marin du Seikan, le Shinkansen relie Hakodate, la porte d’entrée de l’île, au reste du Japon.

Berceau du peuple aïnou, Hokkaido préserve encore vivement la culture et les traditions de ce peuple autochtone. Le musée Aïnou de Shiraoi et le village reconstitué de Shiraoi Ainu font découvrir leur mode de vie ancestral, avec des démonstrations de danse, de chants et de métiers traditionnels.

Qui dit île, dit mer… et qui dit mer, dit fruits de mer. Hokkaido est célèbre pour son taraba-gani, un crabe royal à la chair délicate et savoureuse. Huîtres, langoustes et mollusques sont pêchés directement dans ses eaux froides pour régaler les papilles des gourmands. À Sapporo, le ramen au miso est agrémenté de légumes, de viande et parfois de maïs.

Le climat d’Hokkaido façonne des hivers avec un enneigement exceptionnel. Et il y a bien une raison à cela : un air froid en provenance directe de Sibérie. Des stations comme Niseko, Furano et Rusutsu profitent de cette neige fine et abondante pour attirer les skieurs et snowboardeurs du monde entier. La saison hivernale transforme aussi les paysages. Le lac Akan forme de mystérieuses bulles de glace, les grues du Japon évoluent dans les forêts enneigées et les sculptures de glace illuminent la ville de Sapporo. À Noboribetsu, il est coutume de se réchauffer après une journée au grand air dans un bain naturel : un onsen. Son eau volcanique fume alors sous le froid mordant.

Et l’été ? Cette saison n’a rien à envier à l’hiver. Hokkaido est une île aux trois quarts sauvages. Voilà un terrain de jeu ultime pour les randonneurs et les campeurs en quête d’évasion nature. Les parcs nationaux de Daisetsuzan et Shiretoko attendent les aventuriers de pied ferme. À Daisetsuzan, les sentiers serpentent à travers le mont Asahidake, plus haut sommet d’Hokkaido, et le mont Kurodake. Les vallées profondes, telles que la vallée de Sōunkyō, sont parsemées de chutes d’eau et les champs alpins autour du lac Takimatsu abritent gentiane, muguet des montagnes et le trollius qui fleurissent en été. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, Shiretoko voit son territoire traversé par les ours bruns et les aigles de mer de Steller.

Honshu

Tout le monde connaît Honshu. Car oui, c’est sur cette île du Japon que se trouvent Tokyo, Kyoto et Osaka. Plus grande et plus peuplée île de l’archipel, elle s’étend sur un territoire immense, entre la mer du Japon et l’océan Pacifique.

Nord d’Honshu (Tohoku)

On retrouve ici l’écho des splendeurs enneigées de sa voisine du nord, avec son cortège de paysages hivernaux et ses onsen. L’été y offre une bouffée d’air frais des plus bienvenues. Son terroir et son climat ont longtemps fait de cette zone un contributeur essentiel à l’agriculture nippone. La fertilité de ses sols n’est qu’un des atouts de cette région. Ses eaux poissonneuses se traduisent dans une cuisine régionale savoureuse et identitaire. Whisky, viande de cheval et langue de bœuf sont autant de spécialités qui raviront les palais curieux. Quid des villes de Tohoku ? Aomori, Akita et Sendai se partagent pommes, festivals colorés et traditions ancestrales.

Centre d’Honshu (Tokyo et Kanto)

Cette région occupe une place de premier plan au Japon. Elle est le point d’équilibre géographique de la nation. Triple championne en population, industrie et tourisme, cette entité administrative regroupe sept préfectures, allant des contreforts occidentaux du parc national de Chichibu-Tama-Kai et du Tohoku septentrional jusqu’aux rivages du Pacifique à l’est. Elle recèle un atout de taille : Tokyo. Capitale et point d’arrivée privilégié, elle attire les regards, suscite l’admiration, déborde de vitalité. Des trésors de ses musées à l’effervescence de ses quartiers, de la quiétude de ses temples et jardins à la vitalité de ses journées et de ses nuits, elle donne l’impression d’offrir un champ d’expériences infini. Mais Kanto, c’est aussi Yokohama et Nikko. Son point d’orgue ? Hakone et son mont Fuji.

Ouest d’Honshu (Kyoto et Kansai)

Sur Honshu, seul le Kansai (ou Kinki) peut faire jeu égal avec le Kanto sur les plans démographique, culturel et économique. Il est composé de six préfectures où se concentrent des villes d’envergure comme Kyoto, Osaka et Kobe. Au lieu d’afficher sa puissance, cette région met en avant la profondeur de son histoire. On doit à cette région des expressions culturelles fondamentales, telles que le nô, le kabuki et le bunraku. Sans oublier la cérémonie du thé, un rituel que l’on peut appréhender pleinement à Uji.

Impossible de faire l’impasse sur Kyoto, l’ancienne capitale impériale. Nulle part ailleurs, le passé des geishas n’est aussi présent et perceptible qu’ici. Si Osaka possède de solides atouts culturels, à l’instar du château Osaka-jo et du sanctuaire shinto Sumiyoshi Taisha, c’est sa cuisine, et plus précisément ses okonomiyaki, qui attire en priorité les gourmands. Le charme singulier de Nara ? Ses cerfs en liberté, bien plus nombreux que les geishas, qui vous accueillent dans ses jardins à échelle humaine.

Kyushu

Un mince bras de mer entre Shimonoseki et Kitakyushu suffit à séparer Kyushu, l’île la plus méridionale du Japon, de Honshu. On s’y rend facilement en train, voiture ou ferry. Pourtant, c’est en foulant le sol de ses sentiers que l’on saisit pleinement la majesté des massifs volcaniques toujours en activité qui ont bâti sa réputation. Passionnés de géologie ou simples marcheurs, tous convergent vers le Sakurajima et le géant Aso. Et des profondeurs de la terre jaillissent les bienfaits : l’activité magmatique de Kyushu donne naissance à de célèbres bains bouillonnants, tels que les sources vertueuses de Beppu Onsen et les ‘enfers’ d’Unzen Jigoku.

Fukuoka, le visage accueillant de l’île, est connue pour son ambiance jeune et ses ramen tonkotsu. Jeune est également le souvenir de Nagasaki, douloureusement présent dans notre histoire. Il demeure le symbole poignant de la conclusion tragique de la Seconde Guerre mondiale. Des premiers habitants à Yoshinogari à l’âge d’or de la porcelaine d’Arita, Saga est un bond dans le temps. Kyushu est une terre qui se dévoile à ceux qui prennent le temps de la découvrir.

Shikoku

Pour compléter le quatuor des géantes japonaises, voici Shikoku, la quatrième île du pays par sa taille. L’industrialisation galopante de l’île, depuis la fin de la guerre, a remodelé son littoral, empiétant de manière significative sur la mer. Malgré cela, Shikoku est probablement celle qui évoque le mieux le Japon traditionnel. L’âme de cette île bat au son des pas des pèlerins parcourant les 1 200 km du chemin des 88 temples, unissant les sanctuaires bouddhistes vénérant Kūkai. Au fil des monts, des forêts, des côtes et des villages, ce parcours spirituel insuffle aux pèlerins une compréhension profonde de la culture et de l’histoire japonaises.

Les quatre visages de Shikoku : Ehime, Kagawa, Kochi et Tokushima, explosent de diversité. On bondit entre les vergers d’agrumes d’Ehime, on s’émerveille devant les prouesses architecturales de Kagawa et on défie les vagues sauvages de Kochi. Tokushima enchante ses visiteurs avec ses gorges d’Oboke et Iya. Oserez-vous franchir les ponts de lianes suspendus à plus de 14 mètres au-dessus du vide ?

Sur la scène culinaire, chaque région de Shikoku a son mot à dire. Kagawa met la barre haut avec ses Sanuki udon, des nouilles épaisses et savoureuses. Mais attention, Ehime fait son entrée avec son authentique taimeshi, un plat de riz au poisson qui réchauffe le cœur. Kochi met le feu aux saveurs avec son audacieux katsuo tataki, un thon mi-cuit grillé. Au final, Shikoku se révèle être un concentré d’authenticité japonaise qui ne demande qu’à être exploré passionnément !

FAQ – tout savoir sur les îles du Japon

 

Quelle est la plus grande île du Japon ?

Honshu est la plus grande île du Japon, tant en superficie qu’en population.

Quelle est la meilleure saison pour visiter le Japon ?

Le printemps (mars-mai) pour les cerisiers en fleurs et l’automne (septembre-novembre) pour les couleurs flamboyantes.

Comment se déplacer entre les îles ?

Le Shinkansen relie Honshu à Hokkaido et Kyushu. Pour Shikoku et certaines îles plus petites, les ferries et les vols intérieurs sont recommandés.

Quelle île choisir pour un premier voyage au Japon ?

Honshu est l’île qui a tout. Elle vibre au rythme effréné de ses métropoles tentaculaires tout en déployant la beauté brute de ses paysages naturels grandioses.

Okinawa fait-elle partie des principales îles du Japon ?

Non, Okinawa est un archipel distinct. Bien qu’exceptionnelle pour ses plages et sa culture, elle ne fait pas partie des quatre îles principales.

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Île Tokashiki, Okinawa, Japon
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